Olivier, un parisien de 25 ans, doit amèrement regretter d’avoir garé sa Porsche sur une place réservée aux taxis. Le lendemain, il l’a retrouvée… explosée.
La semaine dernière, dans la nuit du jeudi au vendredi, Olivier se prépare à passer une soirée bien arrosée dans une boîte de nuit sur le boulevard Saint-Germain, dans le VIème arrondissement de Paris.
On le sait, dans la capitale, trouver une place n’est pas chose facile. Après plusieurs minutes à tourner dans les rues, il décide de garer sa Porsche Carrera S, voiture de location, sur une place réservée aux taxis, près de la place de l’Odéon. À sa sortie de boîte à l’aube, il n’est pas forcément en état de conduire et rentre chez lui en VTC, laissant son bolide avec les warnings allumés durant tout ce temps.
Forcément, une si belle voiture toute neuve laissée en plein Paris, alors que nous sommes dans une période d’état d’urgence depuis plus d’un an, fait craindre le pire. Des policiers repèrent la voiture et la considèrent comme suspecte. Vers midi, la police étant sans nouvelles du propriétaire, une équipe de démineurs fait exploser le coffre de la Porsche, dont la valeur est estimée à 150 000 euros.

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Contacté par Le Parisien, Olivier n’en revient pas surtout qu’il avait été contacté par les autorités et avait expliqué sa situation, précisant qu’il viendrait récupérer la voiture… : « Je n’aurais pas dû garer la voiture à cet emplacement. Mais enfin : avant de procéder aux opérations de déminage, les policiers ont mené l’enquête, et m’ont même téléphoné après avoir contacté la société de leasing auprès de laquelle je l’avais louée. Je leur ai expliqué la situation, je me suis excusé, et je leur ai dit que je me rendais immédiatement sur place pour récupérer la voiture. Manifestement, ils n’en ont pas tenu compte puisqu’à mon arrivée, le coffre était déjà explosé ! »
Même s’il reconnaît son erreur de base, il est écœuré de voir la tournure des événements. Vis-à-vis la société de leasing, Olivier aura sûrement des comptes à rendre. Ainsi, il a déjà fait part de son intention de demander réparation auprès de la préfecture de police et a déjà fait appel d’un avocat : « Le commissariat local m’a proposé de venir chercher mon véhicule en l’état, comme si de rien n’était. Je compte bien demander réparation, et j’ai pris un avocat pour faire valoir mes droits. Par ailleurs, j’attends toujours qu’on m’explique en quoi mon véhicule était suspect. »
Quelle que soit l’issue de cette péripétie, Olivier en tirera sûrement une bonne leçon…

Source : Le Parisien