Sexe : le vrai/faux du porno

Décrié pour son objectivation du corps des femmes, le porno inculque souvent de fausses idées sur la sexualité. Pourtant, les femmes en regardent et ne le disent pas toujours. Mais que leur apporte donc cette consommation coquine et taboue ? Existe-t-il des films “différents“, qui accordent de l’importance à la jouissance féminine ? On démêle le vrai du faux pour vous aider à définir vos envies.

Eh oui, les films X n’intéressent pas que les messieurs ! 10% des femmes regarderaient du porno tous les jours, 30 % toutes les semaines, 30 % plusieurs fois par mois, et 20 % quelques fois dans l’année*. Tout comme eux, les consommatrices féminines s’y intéressent avant tout pour s’exciter sexuellement. “Ça m’apporte une jouissance rapide et efficace“, confie Marie-Lou, 35 ans. Si les premières expériences de visionnage pornographique se révèlent souvent subies et/ou traumatiques (ado avec des copains alors qu’on n’a rien demandé et qu’on trouve ça dégueu), avec l’âge, les envies et les désirs se précisent. “Il y a évidemment quelque chose de libérateur dans le fait de regarder ces films, qui me permet de mieux vivre ma propre sexualité“, explique Julie, 29 ans. Mais le X n’a pas une fonction masturbatoire pour tout le monde, et peut aussi s’avérer instructif ou intellectuellement stimulant. “Pour moi le porn c’est plutôt de l’inspiration“, raconte Anna, 29 ans. “Un kiff érotique, un défouloir, mais dans la tête. Ça alimente mon imaginaire érotique pour plus tard en quelque sorte.“

Regarder du porno quand on est une femme reste tabou : vrai
Les femmes qui consomment du porno se retrouvent face à certaines contradictions amplifiées par la crainte d’être jugées ou de s’exposer au slut-shaming. “Elles ont peur de passer pour des filles faciles parce que l’image associée à une sexualité féminine libérée est toujours assez négative“, résume Julie. Pour sa part, Anna parvient néanmoins à aborder le sujet avec certaines amies : “Avec l’une d’elle j’en parle assez régulièrement, on partage nos petites découvertes ! Avec quelques autres, j’en parle aussi de temps en temps, mais elles sont beaucoup moins à l’aise avec la question.“ Marie, quant à elle, se réjouit de pouvoir en discuter librement avec ses copines : “On en parle sans tabous, presque de façon crue, à base de ‘je le sucerais bien !’

Crédit : Getty

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