Le sexe les obsède tellement que leur vie est devenue un enfer. Les dépendants sexuels peuvent-ils guérir de cette drogue ?

Popularisée aux États-Unis parle personnage de David Duchovny dans Californication ou Michael Douglas, la « toxicomanie » sexuelle a été identifiée en tant que telle par le psychologue américain Patrick Carnes, à partir de 1975. En France, c’est au milieu des années 90 qu’apparaissent pour la première fois les « Dépendants affectifs et sexuels anonymes » – les DASA. Ces excités du caleçon envisagent leurs pulsions sur un mode pathologique, à la manière des accros aux jeux d’argent. « Depuis cinq ans maintenant, il m’arrive de baiser deux ou trois fois par semaine dans des saunas, nous explique Pascal, 25 ans. Ma vie en est bouleversée. Je ne fous plus rien au boulot et j’ai une vraie perte de désir pour tout ce qui n’a pas trait au sexe. »

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