Vapoter une cigarette électronique est plus cancérigène que respirer l’air pollué

La cigarette électronique, le plus beau substitut jamais inventé pour les fumeurs de cigarettes traditionnelles, serait en réalité un instrument plus nocif qu’il n’en a l’air. Une étude menée par l’université baptiste de Hong Kong a récemment déclaré que la cigarette électronique contiendrait un million de fois plus de produits cancérigènes que l’air extérieur.

 

plusieurs e-cigarettes colorées

Source photo : scmp.com

 

En analysant treize types de cigarette électronique en vente sur le marché hongkongais, les chercheurs ont découvert que le taux d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), un sous-produit créé par la combustion du pétrole et souvent présent dans les zones urbaines (dans l’air aux abords des routes par exemple), pouvait s’élever à 504.5 nanogrammes par millilitre, sachant que la concentration en milieu urbain varie jusqu’à atteindre 300 nanogrammes par millilitre au maximum.

 

Risques élevés de cancer et d’infertilité

 

Par ailleurs, les chercheurs ont également découvert un agent anti-combustible cancérigène présent dans les matériaux électroniques, qui affecterait le système reproductif de l’homme : le polybromodiphényléther (PBDE). Treize marques d’e-cigarette en contiendraient à une dose très élevée, de 1,7 à 1 490 nanogrammes par millilitre.

 

Cette molécule chimique a pour rôle de réduire le risque de combustion dans les composants de la cigarette électronique. Cependant, sa toxicité perturberait les hormones thyroïdiennes et augmenterait  les risques d’infertilité chez l’homme et chez la femme.

 

La suite de l’étude à la prochaine page

Précédent1 sur 2
La suite à la prochaine page